Playoffs NBA 2017, les seize équipes qualifiées

Les playoffs NBA 2017 commencent le 15 Avril 2017.
Fake news, d’après Donald Trump la NBA a été annulée, trop de noirs.
J’ai fact checké, j’ai croisé plusieurs sources, en fait les playoffs 2017 auront bien lieu dès le 15 Avril, on est obligé de tout vérifier ces derniers temps.

Présentation des forces en présence à l’Est:

En toute queue de peloton, on trouve les Chicago Bulls, 41 victoires – 41 défaites:

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S’il-vous-plaît monsieur je vous prie de regagner le banc de touche où un Gatorade personnalisé vous sera remis ainsi qu’un haut à manches longues afin de rester bien chaud pour la suite de la rencontre.

En se qualifiant, leur coach Fred Hoiberg, très décrié, vient peut-être de sauver sa peau.

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Les gars ! On oublie pas la base ! Un panier à 2 points ça vaut 2 points !

Leur recrutement sans trop de valeur ajoutée, puisqu’ils ont accueilli 2 « gros joueurs », Dwyane Wade et Rajon Rondo et se sont séparés de 3 autres « gros joueurs » Derrick Rose, Joakim Noah et Pau Gasol, ne présageait pas de résultats particulièrement brillants et c’est bien ce qui s’est passé, puisqu’ils ont accroché la dernière place qualificative lors de la dernière journée. Leur franchise player, Jimmy Butler, a fait une bonne saison mais on ne les sent pas à la hauteur pour battre les Celtics, premiers de la Conférence Est.

 

Indiana Pacers, 42 victoires – 40 défaites:

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High two mec !

Une équipe un peu décevante, on les attendait si ce n’est plus haut, mais avec plus de victoires. Les stats de Paul George, quoiqu’excellentes n’impressionnent plus autant à côté des extra-terrestres Westbrook et Harden. Monta Ellis a beaucoup baissé de niveau et les progrès de Jeff Teague et Myles Turner n’ont pas eu de répercussion sur les résultats.
Ils tombent sur les champions en titre au premier tour, ça ne sera pas facile.

 

Milwaukee Bucks, 42 victoires – 40 défaites:

NBA: Preseason-Minnesota Timberwolves at Milwaukee Bucks
Tu le vois, lui ? Il a dit ta mère elle sait pas dunker.

Après une saison 2014-2015 prometteuse et une saison 2015-2016 décevante, on ne savait pas quoi attendre des Bucks. Une équipe jeune, du coach, Jason Kidd, aux joueurs. Un duo Antetokounmpo – Jabari Parker qui faisait des jaloux jusqu’à la blessure de Parker qui a ré-injecté un peu d’incertitude. Ils laissent l’impression de s’être finalement bien débrouillés, et leur sixième place permettra aux jeunes de prendre un peu d’expérience en playoffs pour un futur qu’on attend bien plus brillant.
Ils rencontreront les Raptors qui semblent tout-de-même un cran au dessus.

Atlanta Hawks, 43 victoires 39 défaites:

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Ecoute-moi bien ! Le premier shoot c’est pas avant la onzième passe. J’ai pas été assistant de Popovich pour permettre à un guignol de prendre un shoot ouvert avant la onzième passe ! Et si t’es pas content je te trade avec Boris Diaw !

Après avoir perdu Al Horford, Jeff Teague, et plus tard Kyle Korver j’attendais qu’Atlanta plonge dans les abysses du classement. Mais même s’ils ont fait une moins bonne saison que les deux précédentes, les revoilà en playoffs avec Paul Millsap, Dennis Schroder et Dwight Howard en leaders. Coach Budenholzer y est sans doute pour quelque chose, on est pas l’assistant n°1 de Gregg Popovich sans raison. Cependant, cette équipe ne fait pas vraiment peur et je vois les Washington Wizards les battre sans trop de mal.

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Coach, lui là-bas là, le grand, il m’a pris la balle alors que j’allais marquer justement

Washington Wizards, 49 victoires – 33 défaites:

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Mec je comprends pas, j’ai pas le special d’Amy Schumer sur mon Netflix. Tu l’as toi ?

Une équipe homogène. John Wall et Bradley Bill en leaders offensifs. Après un début de saison un peu chaotique, ils confirment leur place au sein de cette conférence est.
On attend d’eux qu’ils battent Atlanta puis qu’ils se rétament contre Boston.

 

Toronto Raptors, 51 victoires – 31 défaites:

NBA: Miami Heat at Toronto Raptors
Franchement on a de la chance, il a quand même un joli p’tit cul DeMar.

En finale de conférence pour la première fois de leur histoire l’an dernier, il sera difficile de rééditer cette performance. En effet, si tout se passe sans encombre lors du premier tour, ils risquent de rencontrer les champions en titre Cleveland en demi-finale.
Ils se sont renforcés au poste d’ailier fort en fin de saison avec l’arrivée de l’expérimenté Serge Ibaka qui s’enterrait à Orlando et d’un bon PJ Tucker qui tente sa chance dans un club plus performant que Phoenix où il a passé plusieurs années dans les abysses du classement NBA.
Ils corrigent ainsi leur principale faiblesse mais on se demande si ces arrivées ne seront pas un peu tardives pour bien s’intégrer au jeu des Raptors.
A signaler, un ratio victoires-défaites identique à celui des Cavs, qui eux aussi on réussi à recruter de bons renforts, mais un peu tardivement. Mais LeBron James est un joueur qui sait faire la différence pour gagner.

 

Cleveland Cavaliers, 51 victoires – 31 défaites:

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Mais Monsieur ! C’est lui qui a commencé ! Il a tiré mon maillot, c’est vrééé !

Après deux saisons avec le meilleur bilan à l’est, les Cavs perdent la première place. La faute à une mauvaise fin de saison où paradoxalement ils se sont beaucoup renforcés. Peut-être trop. L’impression d’être perdus sans LeBron, de ne pas savoir quels joueurs aligner ensemble pour le flegmatique Tyronn Lue. D’avoir finalement trop de talents pour les faire briller et en tous cas les satisfaire tous. C’est clairement l’équipe avec le meilleur roster de NBA, les champions en titre, avec à leur bord le meilleur joueur de la dernière décennie, LeBron James, qui ne compte pas s’arrêter de gagner. Mais la mayonnaise prendra-t-elle ? Réaliseront-ils un back to back ? LeBron James dit qu’ils se révèleront en playoffs, mais rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’il leur manque un pivot de métier, leur recrue Andrew Bogut s’étant blessé après seulement quelques secondes de jeu. Une équipe qui risque tout-de-même d’être très difficile à battre.

 

Boston Celtics, 53 victoires – 29 défaites:

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Les gars venez, on fait une blague au coach on marque dans notre panier

L’agréable surprise de la saison. Une équipe en progression constante depuis 4 saisons, drivée par un coach bien placé dans la course au meilleur entraîneur de l’année et menée par le petit phénomène Isaiah Thomas. Une équipe brillante dans le money time, un public ultra chaleureux, ils ont accomplit avec un seul renfort notable, Al Horford, une saison aussi inattendue que remarquable. Sur le plan des stats, même si Thomas est intouchable avec ses 29 points de moyenne, le reste de l’équipe est équilibré et des seconds couteaux qui patientaient dans l’ombre, comme Avery Bradley, se sont révélés au fil du temps et de la confiance qu’on leur a accordé.
Malgré tout, selon moi ils ne sont pas favoris pour accéder en finale NBA, Toronto et Cleveland étant de plus grosses écuries, plus expérimentées. Mais le malicieux I.T. a plus d’un tour dans son short et ils pourraient créer une seconde surprise, après celle de la saison régulière.

 

 

Forces en présence à l’Ouest:

Portland Trailblazers, 41 victoires – 41 défaites:


Attention ! En canon ! A trois ! Un ! Deux ! Et… Ligne du haut : My bitch is bad and boujee , cookin’ up dope with an Uzi … En bas : My bitch is bad and boujee…

Dans la conférence la plus relevée ils ont réussi à se qualifier avec une équipe assez déséquilibrée. Deux joueurs très talentueux aux postes d’arrières et le reste du roster plutôt modeste. Mais leur meneur Damian Lillard, un peu sous-côté n’est pas loin des tous meilleurs de la ligue, je pense même qu’en attaque il en fait partie. Et c’est lui qui, en haussant son niveau de jeu a finalement conduit son équipe à la qualification, alors qu’elle était mal embarquée.

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Mec ! Tu peux ramasser le que-tru là-bas ! Moi j’ai le ballon là ! Ca va me gêner pour aller au dunk !

Cependant, ils rencontrent au premier tour la meilleure équipe de NBA, favorite pour le titre, les Golden State Warriors. Je vois donc mal les Blazers passer.

 

Memphis Grizzlies, 43 victoires – 39 défaites:

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Viens le coach il a dit on se met deux par deux et on se tient la main.

Leur plus gros contrat, Mike Conley, un des plus gros de la NBA d’ailleurs, n’est pas vraiment une star et son apport ainsi que ses stats ne sont clairement pas à la hauteur des meilleurs meneurs de la ligue.
Ils ont une équipe vieillissante, un Zach Randolph, joueur emblématique, qui, à 35 ans voit son temps de jeu diminuer, même si ses stats ne faiblissent pas trop. Marc Gasol n’est plus le scoreur qu’il a été ces 3-4 dernières saisons. Pas de joueur exceptionnel chez les jeunes.

Bref, ils se sont qualifiés cela ne surprend personne, mais ils n’y seraient pas parvenus, cela n’aurait surpris personne non plus.
Ils jouent au premier tour contre les San Antonio Spurs, un classique de la saison régulière qui sera l’occasion d’un affrontement entre les deux frères Gasol.

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Dire que j’ai 4 titres et toi aucun et t’es payé 5 Millions de plus que moi.

On mise sur les Spurs qui ont de meilleurs joueurs.

 

Oklahoma City Thunder, 47 victoires – 35 défaites:

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Je t’assure ! J’ai vu le gars courir par là ! Il avait une cagoule et je l’ai vu prendre ton sac avec tous tes catalogues panini  que tu voulais me montrer ! Cours mec ! Il doit pas être loin !

On savait que Russel Westbrook était un potentiel MVP, mais on ne s’attendait pas à ce que ça arrive si tôt. Le départ de Kevin Durant l’a laissé seul maître à bord et au lieu de vendanger plus, ce qui était sa faiblesse, il s’est mis à marquer plus. Et passer plus. Et rebonder plus. Avec 42 triples doubles sur la saison, record NBA considéré quasiment inaccessible battu, il devient le favori pour recevoir ce trophée tant convoité. Cerise sur le pompom du marin du gâteau, la majorité de ses triples doubles ont été signés sur des victoires de son équipe, et il termine la saison en triple double, avec plus de 30 points, 10 rebonds et 10 passes de moyenne.

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Seul bémol, le Thunder termine seulement à la sixième place de sa conférence, ce qui pourrait le priver du MVP. Reste à faire de bons playoffs, car le trophée sera décerné, cette année, après les playoffs.
Ce qui ne sera pas facile lors d’une confrontation avec les Rockets de James Harden, qui , coïncidence est deuxième de la NBA avec 22 triples doubles.
Une série qu’on a hâte de voir, et même s’ils sont outsiders je vois OKC passer.


Alors tu prends la deuxième à droite et la troisième à gauche et c’est là, juste en face d’une boulangerie-kebab, tu peux pas te tromper.

 

Utah Jazz, 51 victoires – 31 défaites:


Putain ! Je vais rater sa main ! Faites que je la rate pas sivouplé, faites que je la rate pas !

Une très bonne fin de saison les a propulsé à la cinquième place de la conférence ouest, avec un bilan équivalent aux Cavs, deuxièmes à l’est. Le joueur français le plus prometteur, Rudy Gobert, meilleur contreur de NBA en est l’intimidateur en chef. Une des toutes meilleures défenses de la ligue. Leur premier tour, contre les Clippers semble être le match-up le plus équilibré de ces playoffs. Ils ont moins d’expérience que leurs adversaires en playoffs mais sont sur un bon momentum, je vois le Jazz passer.

 

Los Angeles Clippers, 51 victoires – 31 défaites:


Photobomb homme-araignée.

Une saison compliquée avec des blessures pour Blake Griffin et Chris Paul. Ils sont à nouveau quasiment au complet, ne leur manque qu’Austin Rivers qui a bien assuré l’intérim lorsque Chris Paul était indisponible. Un DeAndre Jordan solide, un coach, Doc Rivers toujours à fond, bien soutenu par un patron, Steve Ballmer, un peu plus calme.


HEADSHOTTTTT !!!!!

La meilleure franchise de L.A. est encore une fois en playoffs et motivée pour aller très loin. Ce que je ne la vois pas faire. Utah me paraît mieux armée et sur une meilleure lancée, avec un état d’esprit de compétiteurs affûtés. Dommage (si ça se réalise ainsi) pour des joueurs très doués, capables de tout sur un match, mais peut-être pas sur une série.

 

Houston Rockets, 55 victoires – 27 défaites:

Avec l’arrivée de Mike d’Antoni au coaching, James Harden est passé de shooting guard à meneur de jeu.


_ »C’est dorénavant par LUI que doivent passer tous les ballons.
_ »OK coach. Comme avant coach. »

S’en est suivi une hausse dans ses stats, aux points aux rebonds et ainsi qu’on l’espérait, aux passes. Il a la réputation d’être un bon « decision maker », c’est-à-dire qu’il sent bien le jeu et comprend quand il faut accélérer ou ralentir, passer ou conserver le ballon, et mettre en place les systèmes du coach. Il est bien placé, lui-aussi, dans la course au MVP, avec des stats annuelles proches du triple-double. Malgré des coéquipiers bien en-dessous, les Rockets ont terminé, un peu par surprise, troisièmes de la conférence ouest. Sans doute la touche d’un grand coach et d’un recrutement judicieux.
Ils rencontrent le Thunder d’OKC pour le plus beau match-up du premier tour.

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Twerk Bae Twerk !

 

San-Antonio Spurs, 61 victoires – 21 défaites:

Première année sans leur énorme star Tim Duncan. Malgré des renforts de grande qualité comme Pau Gasol ou David Lee, on ne s’attendait pas forcément à les voir aussi hauts dans le classement. Tony Parker a moins de temps de jeu, Boris Diaw est parti à Utah, Manu Ginobili, qui a pris sa retraite internationale avec l’Argentine, a dû réfléchir pour savoir s’il continuait, à presque 40 ans.


Hmmm ce ballon a l’air tellement bon. J’aime les ballons…

Une page est sur le point de se tourner aux Spurs, le jeune mais expérimenté Kawhi Leonard est le leader statistique, bien secondé par un Lamarcus Aldridge proche de la trentaine, et accompagné par les deux vétérans dépositaires du Spurs Basket-ball, Parker et Ginobili, sans qui les nouveaux Spurs sont parfois un peu perdus.


_ »Les gars, on s’est débarassé de Tony Parker et de Manu Ginobili, bien ouèj les gars, c’est à nous de briller maintenant. Bon, on fait quel système ? »
_ « Je sais pas. On faisait des systèmes ? » 

Coach Popovich, qui me semble parfois un peu émoussé va entraîner Team USA…


Excusez-moi monsieur l’arbitre. Il me semble, avec tout le respect que j’ai pour vous, que la balle doive nous revenir.

San Antonio pourrait entrer dans une période de moindre succès d’ici quelques temps, ceci dit c’est quelque-chose qu’on leur a souvent prédit ces dernières années sans que cela ne devienne vrai. Pour moi, ils sont capables de tout. Perdre au premier tour, comme gagner le titre.


Si jamais tu sens qu’il va prendre un shoot, tu lui plante ces deux doigts là dans les yeux. C’est comme ça qu’on gagne un titre petit.

 

Golden State Warriors, 67 victoires – 15 défaites:

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Les gars vous aviez déjà remarqué qu’il y avait un grand écran en haut au milieu de la salle ? Hey ! Je suis plutôt beau-gosse

Ils terminent pour la troisième fois consécutivement à la première place de la saison régulière, ce qui est une grosse performance vu la concurrence et ce qui est toujours bon pour jouer un match de plus que leurs adversaires à domicile lors des séries de playoffs. Ils ont vécu une petite frayeur en fin de saison peut-être dûe à la blessure de Kevin Durant, lorsque les Spurs de San-Antonio leur sont passé devant pendant quelques jours, avant de connaître à leur tour un léger passage à vide.

Kevin Durant sera de retour pour les playoffs, ce qui peut les perturber un peu car ils n’ont pas le même style de jeu avec et sans lui. Avec, Stephen Curry et Klay Thompson touchent moins le ballon et shootent moins, ils doivent lui faire de la place. Sans lui, ils ont renoué avec le style de jeu des deux précédentes saisons où le résultat dépendait souvent d’un Steph Curry en mode super sayan.
Ils ont survécu avec brio aux nombreux départs entraînés par l’arrivé de Kevin Durant et sont donc les favoris logiques de ces playoffs.


Les gars on va faire simple, vous shootez chacun votre tour. Du plus petit au plus grand d’abord, puis du plus grand au plus petit, pour les embrouiller.