Ondes sensuelles

Etre le seul garçon avec 1 soeur et 2 cousines (en France, je précise, car j’ai un cousin israëlien en Belgique et une cousine en Israel que je ne vois pas souvent) comporte quelques désagréments comme le fait de ne jamais jouer au foot avec elles. Alors je sais que certaines filles aiment jouer au foot, mais ce n’est pas leur cas. Pourtant, se trouver dans cette configuration comporte aussi quelques avantages, que j’appellerai sobrement leurs copines.
Moi qui était quand même relativement timide avec les filles, je fus mis en contact grâce à elles avec quelques personnes de composition chromosomique féminine totalement à mon goût. Si je n’en ai jamais profité c’est dû à ma timidité et à ma bêtise, mais je l’affirme aujourd’hui, quitte à faire vasciller mon image de gentleman ou plutôt de gentil garçon, certainement pas à mon manque d’envie.

Bref…
Il y a quelques jours j’étais au mariage de ma cousine. Aimant beaucoup danser, elle a quelques copines sans doute rencontrées lors de ses pérégrinations dans des soirées ou des cours de salsa et autres zumba, kuduro ou kizomba.
Des copines qui aiment danser et qui dansent bien.

Vous avez peut-être lu ce post ou je raconte ma rencontre avec une fille que je trouvais très belle, qui m’avait demandé un renseignement dans le métro, que j’aurais voulu voir se rapprocher de moi et qui au contraire s’était éloignée.
Eh bien j’ai vécu une expérience différente il y a quelques jours au mariage de ma cousine.

Je prenais des photos du lieu du mariage, une plage privée, quand je l’ai vue pour la première fois. Je ne l’avais pas remarqué mais elle attendait sagement et gentiment que je finisse pour se rendre dans ma direction. Elle était brune, dans une robe rouge un peu moulante mais pas complètement collée au corps, laissant deviner des formes homologuées par le MIGPA, le Matyeu Institute of Girl’s Physical Appearance, sans entrer dans la catégorie méprisée surtout par la gent féminine de la fille vulgaire. Un petit visage un peu rond, un petit nez droit et pointu, une peau mate, un profil dont la beauté ne possédait nul égal sauf son visage de face.
Quand je l’ai croisée je me suis dit: Jamais déçu par les couz. Mais je ne pensais pas qu’elle m’ait calculé d’aucune façon. Out of my league. En plus elle devait être casée avec des enfants, comme l’immense majorité des invitées. Donc voilà quoi, on passe à autre chose.

La soirée battant son plein, l’alcool coulant à flots, la première partie du repas touchant à sa fin, c’est naturellement que la piste de danse, alimentée par des morceaux grand public se remplit de kizombeuses, de mecs de kizombeuses et autres chalands. La sono me perçant les tympans je décidais de m’éloigner un peu. A mon retour, une situation inattendue, emportées par la fièvre de la danse, des filles s’étaient mises à se déhancher sur une table. Parmi elles, la fille à la robe rouge. Elle dansait pile en face d’un mec qui semblait faire tout son possible pour l’ignorer. Sur le coup je m’en suis douté et j’en eus la confirmation plus tard dans la soirée, aussi bizarre que cela puisse paraître, c’était son mec. Il semblait avoir honte, ou penser « arrête de te donner en spectacle comme à chaque fois », ou un truc du genre. Blasé par sa copine, comme dans un épisode de Confessions intimes.
Alors il faut savoir que je suis une sorte de vigile sur pattes, j’ai un regard qui se balade partout. J’observe tout et tout le monde et croise le regard de toute personne me regardant. Certaines filles prennent cela pour une marque d’attention particulière en leur faveur, sauf que je fais ça avec toutes les filles. Et tout le reste de l’humanité.
Alors je ne sais pas, peut-être mon regard et mon attitude m’ont-ils trahis, mais j’ai eu l’impression que la fille à la robe rouge, que j’avais pas mal observé mais dont je n’avais que très très peu croisé le regard, m’observait aussi très très discrètement.
Et tout en dansant avec ses copines, au lieu de s’éloigner comme la fille dans le métro, elle se rapprochait de moi.
Et continuait de se trémousser, malgré la fatigue qu’on pouvait lire sur son visage qui se creusait. Comme si chaque chanson rechargeait sa jauge de vie.

Jusqu’au moment où elle se posta pile en face de moi, à 1 mètre. Levant et ondoyant ses bras avec grâce, se tournant et se retournant, sans croiser mon regard, qui pour une fois se baissait par gêne, mais se redressait aussi par intérêt, dans un mouvement oscillatoire continuel.

La fin du morceau scellait notre (ou mon) péché et je dus partir immédiatement, sur cette impression que la vie pouvait parfois apporter des bonheurs inattendus, même si, et malheureusement, éphémères. Malgré son dessein, rendre son mec jaloux, une impression de légèreté et de merveilleux emplit mon esprit, et ne m’abandonna pas jusqu’à ce que je tombe dans les bras d’une autre déesse, Morphée.

 

 

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