Grande musique.

 

 

« Haïm – A la lumière d’un violon » est un conte musical racontant l’histoire d’un violoniste juif polonais rescapé d’Auschwitz, en partie grâce à son art et son instrument.
De son enfance pauvre mais joyeuse à Lodz, en Pologne, en passant par le ghetto de Lodz et les camps de la mort. Puis son long retour à la vie « normale » (si tant est que ce soit possible), jusqu’aujourd’hui.

Mélange de musique classique et de musiques traditionnelles Klezmer dont je ne suis pas fan habituellement, ce spectacle joue aussi avec la présence d’un narrateur, en ce moment une narratrice, en la personne d’Anouk Grinberg qui lui apporte une dimension émotionnelle intéressante.
Quatre excellents musiciens, une pianiste, un accordéoniste et un clarinettiste partagent la scène avec elle; le quatrième étant le petit-fils du principal protagoniste Haïm Lipsky , violoniste lui aussi.

Avec aussi de la joie et des morceaux de classique que vous reconnaîtrez, ce sujet grave est abordé de telle façon, avec pudeur, simplicité, une mise en scène sobre et circonstanciée que je le recommanderais bien à toutes sortes de spectateurs.
Du plus impliqué, qui y trouvera un message d’espoir. Aux moins familiers qui ne seront pas pulvérisés de morale et de pesanteur. C’est  même un spectacle que des jeunes pourraient aller voir comme premier contact avec cette partie de l’histoire, pour un salutaire éveil des consciences.

Alors ok, mon père aussi s’appelle Haïm et il connaît l’autre Haïm, celui dont on parle dans cette pièce. Ils parlent tous deux le Yiddish et se sont rencontrés par l’intermédiaire d’un ami avocat israëlien de mon père.Mon père lui-aussi né à Lodz, qui depuis sa retraite s’investit dans l’association de la fille de ce Haïm qui a inspiré l’histoire… et qui de ce fait nous a obtenu des places gratuites.

Bon, d’accord depuis tout petit, je rencontre des gens à qui on a fait subir des expériences cruelles, leur coupant par exemple des doigts de pieds (Pour voir si tels le ver de terre ils repoussaient ?). Des gens dont toute la famille a été décimée parfois devant leurs yeux, avec tout ce que ça comporte de culpabilité en plus de la peine éprouvée. J’ai aussi une grande tante qui n’a jamais voulu parler avec quiconque (à ma connaissance) de cette partie de son adolescence passée à Auschwitz, avant d’atteindre les 80 ans et quelques.

Mais je ne pense pas que mon jugement en ait été altéré. Ou alors inconsciemment peut-être ?
Je me souviens que se sont produit et se produisent toujours d’autres génocides dans le monde et que tous les morts sont égaux.
C’est donc en toute objectivité, relative par sa nature même, que je donne la note de 8,5 Jerrys sur 10 à ce spectacle, que j’ai essayé de spoiler le moins possible.

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