Le vide vu

Un dimanche grisâtre un peu paresseux je décidais de faire un Safari Photo dans Paris avec comme thème en tête euh… rien. Je prenais le bus près de chez moi direction le huitième arrondissement, digne représentant de « la plus belle ville du monde » selon les américains, dignes représentants de l’emphase.

En plein week-end du 15 Août dans un quartier riche et de bureaux, je m’aperçois que les rues sont relativement vides. Voire totalement vides. De voitures comme de piétons. Je pense immédiatement au film « Seuls Two » avec Eric et Ramzy…

http://img.filmsactu.net/datas/films/s/e/seuls-two/xl/47f3910b3cae3.jpg

… et je décide de shooter les rues vides. Ce qui donne cette première photo d’une rue, déserte, que je fréquente de temps en temps la semaine et qui, croyez-moi, en pleine heure de pointe est blindax:

Seul tout

D’autres rues parisiennes vides:

Seul two

Seul threeSeul four Seul five

 

Photographier des rues vides par temps gris n’étant pas des plus passionnants je poussais la passion en shootant plus généralement le vide, l’absence, le fermé, que je trouvais plein les rues à ce moment là, dans Paris.

Café ferméJ’aime les vitrines des cafés fermés pleines de chaises et/ou de tables esthétiquement empilées.

Vitrine videQuand j’ai pris cette vitrine vide en photo je me demandais si on pouvait deviner ce que je pensais être l’ancien nom, effacé à jamais, de la boutique avec les traces blanches négligemment laissées au-dessus des vitres. J’ai pris la photo fier de mon idée qui serait super intéressante pour mon blog; puis j’ai vu le panneau en haut à droite.

Galerie fermée videGalerie d’art vide et fermée.

Vitrine pleine de fausses bouteilles videsCette vitrine semble pleine de bouteilles vides qui sont en fait peintes donc fausses donc absentes.

A un moment, je me rendis compte que tout ce que je prenais en photo se trouvait à deux pas d’un des endroits en France les plus grands et remplis à la fois au monde, ou plus modestement dans Paris en ce jour à cette heure, les Champs Elysées. Et je décidais de pousser le thème et la passion over the top en shootant l’absence de vide.

Plein de gensLes Champs Elysées avec plein de gens.

Plein de voitures et plein de gensLes Champs-Elysées avec plein de voitures, avec plein de gens, dedans et autour.

En « bonus photos de blog »; habitant Paris depuis toujours, j’ai toujours (moins mes quelques années de petite enfance dont je n’ai plus mémoire) aimé l’idée de prendre une photo de (plein de) gens prenant eux-même une photo.

Photo de gens prenant une photo, de dosCeci est une photo de gens de dos prenant eux-mêmes une photo de l’hashtag Arc-de-Triomphe sur l’hashtag Champs Elysées.

Photo de gens prenant une photo 2 (face)Photo de gens de face prenant une photo de l’Arc-de-triomphe sur les Champs Elysées.

 

Voilà, j’ai essayé de rendre le vide vivant. Je n’ai pas eu beaucoup d’efforts à faire, car même si nous ne le voyons pas, il l’est.

 

Scoop à buzz viral: Je ne suis plus timide !!!

Il faut vraiment que l’on soit le soir d’un dimanche un peu ennuyeux pour avoir envie de faire une telle déclaration sur son blog: Je crois que je ne suis plus timide.

Pour moi, de nombreux facteurs expliquent ça:

Je pense que je traînais ces dernières années une sorte de dépression heureuse. Comprenez: J’étais content d’aller mal car je ne pouvais qu’aller mieux.
Et ces derniers temps j’ai perdu du poids, je mange et vis plus sainement, je dors plus et à des bonnes heures, je suis plus à mon écoute, mon traitement médicamenteux pour mes problèmes psychiques est plus adapté et je commence à mieux comprendre son impact sur mon psychisme.
Il y a eu aussi un déclic du côté sentimental avec une personne ultra importante à mes yeux qui m’a témoigné que j’existais. En réalité c’est très peu, et vous ne vous en contenteriez pas, mais pour moi cela a créé un mouvement bénéfique qui m’a à un moment porté. Ce n’est pas suffisant pour prétendre être remis sur pieds mais cela a eu un effet inverseur de tendance.
Je me retrouve à sourire à des gens que je ne connais pas, même timidement, même un peu hypocritement, et même si socialement je ne suis pas celui que je fus à mes périodes de « gloire » (j’ai globalement passé la première moitié de ma vie à être très ouvert, sociable et joyeux et la seconde plus renfermé et maussade), je retrouve des sensations de bien-être à discuter avec des gens, à m’intéresser à eux et avoir l’impression qu’ils peuvent s’intéresser à moi de manière réciproque.
Et bizarrement aussi, le fait de me retrouver dans une période où je suis plus seul et avec moins d’envie de me tourner vers les autres, fait qu’une sorte de pression sociale s’est relâchée et m’a libéré.
Je suis aussi moins dépendant de mes parents et plus autonome financièrement.
Et puis je me mets à travailler seul chez moi, même si c’est encore très peu, et j’obtiens des résultats qui m’encouragent à persévérer, et cela me déculpabilise, me donne une meilleure image de moi. Moins d’auto-flagellation égale plus de libération.
Enfin, je fais un peu de sport, des pompes, des abdos et c’est tout bête mais cela agit sur mon bien-être et me réconcilie avec mon corps.

Bientôt viendront les fêtes de Noel et je me demande un peu comment je vais réagir en groupe et si je serais d’humeur festive. J’espère aussi que je saurais trouver les ressources pour persévérer et enfin trouver chez les autres aussi des sources de bonheur.

Voilà, j’avais envie de partager ça avec vous mes BLF (Best Lecteurs Forever) !

Une autre parenthèse inattendue

Je ne m’y attendais pas forcément mais mes récentes vacances sur la côte d’azur furent l’occasion de tester l’appareil photo de mon nouveau téléphone le Sony Xperia Z3 compact.
Après 2 ans avec un Windows Phone, le HTC 8X, je vis le retour à Androïd, qui a bien progressé depuis mon Samsung Galaxy S, comme un bon brossage de dents bien frais le soir, avec la corrosité de trois thés, cinq cafés et huit jus d’oranges ingurgités dans une journée loin de l’Aquafresh 3, sur mon email dentaire. Quand juste écouter de la musique en mémoire sur son téléphone est laborieux, que rien n’est personnalisable et tout très peu ergonomique contrairement à IOS qui est certes verrouillé mais riche et bien pensé, je me surprends à apprécier pouvoir télécharger un podcast au débotté grâce à la 4G, quand un trajet loin de chez moi et de ma wifi dure plus longtemps que prévu. Chose impossible auparavant. Bon, Windows Phone a comme avantage d’être simple et clair d’utilisation; à recommander à nos parents si on ne veut pas avoir à leur expliquer pour la huitième fois comment entrer un nouveau contact; mais reste tellement pauvre.
Pour en revenir à mon nouveau téléphone, avec en plus une autonomie de 2 jours environ, extraordinaire pour un smartphone, un écran presque aussi grand que celui de l’Iphone 6 avec une taille proche de celle du 5, une captation réseau et wifi exemplaire, l’appareil photo de 20 mégapixels méritait d’être mis à l’épreuve pour voir si cet Xperia Z3 compact peut espérer être le succès que je pressens pour les fêtes, étant apparemment le seul aussi bon parmi les petits. Son seul point faible étant à mon goût son écran, assez peu lumineux et au rendu quelconque.

Le résultat du test d’après moi: Pas mal, même si les 20 mégapixels ne se sentent pas vraiment dans la définition et la netteté des photos. Je suis aussi légèrement dubitatif sur la gestion de la luminosité et de la saturation, les nuances dans les réglages n’étant ni faciles ni rapides à d’accès. Je suis toujours à la recherche de l’application qui pourrait offrir un mode manuel aussi perfectionné qu’une appli native Nokia Windows Phone ou que la récente « Manual » pour IOS 8.

Enfin… à vous aussi de juger, n’hésitez pas à me donner votre point de vue.

Petite place près du port de Nice
Un petit jardin public à Nice, avec vue sur le port.

 

La villa
Il s’agit d’une magnifique villa construite au début du vingtième siècle: La villa Ephrussi de Rotschild du nom de deux avocats. C’est tellement grand et faste que cela aurait très bien pu être construit pour un chef d’Etat ou un Monarque. Je ne sais pas vous mais moi je n’ai pas souvent eu l’occasion de visiter la villa d’un gars richissime et c’était vraiment une expérience unique dans ma vie, et qui s’est révélée plus intéressante et plus agréable que ce à quoi je m’attendais.

 

Green, water and trees

Là-haut

Une statue, carrément.

Beautiful
Les jardins sont immenses, ont peut y faire son jogging, et sont pourvus de plantes d’origines très diverses. On y trouve des bambous et des cactus par exemple. Au moment où je les ai parcouru, les visiteurs étaient peu nombreux, on entendait de la musique classique, je m’imaginais invité en week-end, à l’époque, dans cette villa, cela devait être très agréable.

Coucher de soleil
La villa a la particularité d’avoir une vue dégagée sur la mer à l’Est comme à l’Ouest. On peut y admirer le lever, ou comme ici le coucher du soleil.

L’intérieur est selon moi plus désuet avec un style très classique et moins intéressant. Mais avec quelques travaux de rénovation, une télé 4K par ci, une table de billard par là, c’est le genre d’endroit que j’aurais rêvé de posséder. Surtout n’hésitez pas à me donner vos impressions.

Ce-vi de meuf

Mes inscriptions récentes sur Meetic et Tinder me le confirment: Avec les filles y’a un truc qui cloche.

Inscrit depuis 2 semaines sur Tinder, qui est plus ou moins, d’après ce que j’ai compris, l’équivalent en « plus si affinités et limite même si pas affinités » d’une backroom avant le SIDA ou d’un club échangiste pour célébrités, je n’ai pour l’instant reçu aucun like. Tandis que sur Meetic qui est censé avoir provoqué plusieurs milliards de mariages même en Sibérie centrale j’ai un ratio de réponses à mes messages proche du taux de mathématiciens dans les télé-réalités françaises.
Alors je vous avoue que je ne m’en soucie pas plus que ça, bien que cela me cause des petites déprimes passagères, car comme je l’ai déjà dit à une meuf sur internet je ne suis pas photogénique, je suis vie-génique. Cela ne l’a bien-sûr pas convaincue, on a le mojo de la lose ou on ne l’a pas.

Mais peut-être un jour, ma non-concluance récurrente et légendaire m’a-t-elle servie. C’est du moins rétrospectivement, quand je regarde dans le rétroviseur de ma vie comme dirait le poète Cyril Hanounah, ce que je pense parfois…

souvenir
C’était une belle après-midi ensoleillée, je participais à un évènement photographique dont je tairai le nom, j’étais arrivé en retard, un groupe me fut assigné ainsi qu’un thème que je ne dévoilerai pas mais qui ne me plaisait pas. Bon, je suis comme tout le monde, j’ai toujours l’impression quand je tombe dans un groupe mixte tiré au sort que toutes les filles attirantes et/ou intéressantes sont dans les autres. Mais cette fois non. Une fille plutôt mignonne était dans mon groupe. Ce qui en bon loser récidiviste me fit penser: « Tiens encore une jolie fille à côté de laquelle je vais passer ». Bref, nous partîmes à sept/huit pour un voyage de 20 minutes dans le métro où un petit brief sur la suite des évènements fut tenu. Tous et toutes réunis autour d’un instructeur, la fille mignonne était à côté de moi. Je jure sur ma vie que je ne n’étais pas passé chez le coiffeur-barbier la veille, que je n’avais pas de jean qui moulait trop bien mes belles fesses, que je n’avais pas fait de muscu avant de venir, et que je n’avais pas mis de déodorant Axe.

Pourtant, au bout de 2 minutes elle avait le bras appuyé sur mon épaule. Et elle restait appuyée. Un vortex spatio-temporel se créa alors dans mon esprit tant le mouvement renversant mon mojo était puissant. Un effet aussi fort et surprenant qu’un ballon de basket envoyé par Lebron James mal capté retournant un ongle trop long ou qu’une balayette de Teddy Riner. Je fus alors pris d’une immédiate bouffée de chaleur accompagnée du rougissement de rigueur. Et doté d’une timidité à toute épreuve je ne lui décrochais pas un regard et restais immobile, pensant peut-être que tel le phasme sub-tropical de la forêt amazonienne elle finirait par croire que j’étais devenu un poteau de métro par mimétisme. Je peux vous le dire, cette situation m’était déjà arrivée avant, avec une fille présentée comme un peu « nympho », j’ai une résistance au « bras appuyé sur l’épaule sans un regard ni un mouvement en retour mais avec litres de sueur ruisselant sur tout le corps » de plusieurs heures… enfin minutes qui semblent des heures.
Mais bon, le trajet de métro pris fin et comme le thème ne me convenait vraiment pas je décidais de trouver un faux prétexte et de me casser.
Je m’étais sans doute fait un film dans le métro, pensais-je conditionné par des années d’expériences de non-conclusions.

Quelques jours plus tard je regardais quand même sur internet les photos prises lors de cet évènement et je revis cette fille sur plusieurs images, la beauté de son visage ayant sans doute frappé quelques autres photographes. Bon, on est frustré professionnel ou on ne l’est pas, je cherchais son pseudo, puis tous les liens que je pouvais trouver pour la stalker et je ne sais plus si je suis tombé sur une page facebook ou un blog, toujours est-il que je découvrais qu’elle était peintre ou sculptrice ou les deux, je ne sais plus. Etant moi-même blogueur professionnel vivant de ma passion, c’est-à-dire à l’époque ne gagnant rien d’autre que le R.M.I., je connaissais la précarité financière de ce genre de métier et me dis qu’on aurait fait un sacré couple de SDF en me félicitant de ne pas avoir succombé à ses charmes. D’autant plus que je m’étais fait un film me disais-je en moi-même, comme je me suis toujours dit de toutes façons à propos d’une fille attirante m’ayant jeté un regard. Limite même à propos des filles pas attirantes alors bon. Pour moi, avec les filles la défaite vainquait toujours, passons à autre chose. (Autre chose étant utilisé comme métaphore habile signifiant Youporn sans le dévoiler, au cas où une âme sensible ou de ma famille lirait ce post).

Mais des mois plus tard, lors d’un autre évènement orchestré par les mêmes organisateurs je revis cette fille, cette fois maquée avec… un des participants de l’évènement précédent. J’avais remarqué son air de geek à lunettes façon Jerry de Parker Lewis, sa personnalité un peu grande gueule faisant des blagues du club d’échecs, mais aussi son appareil cher à gros objectif et sa stature d’ingénieur en truc pour matheux à boutons d’acnée avec un boulot stable et bien payé. Et ce jour là je me dis (à tort ou à raison mais je pense à raison) que non, je ne m’étais pas fait de film, cette fille était là pour se caser et peut-être surtout pour se payer son matériel d’artiste.

Ce qui me fait me poser deux questions, aujourd’hui avec le recul.
First: De quoi ai-je l’air ? D’un mec tellement ringard qu’il semble une cible idéale pour femme ayant besoin d’une conquête facile ?
Deuxièmement: Ne suis-je pas miraculeusement passé à côté d’un drame ? Cette belle femme sans doute aurais-je fini par l’aimer. Sans doute fort. Sans doute m’aurait-elle un jour trompé, moi le ringard trop facile à  berner. Ou bien en aurait-elle eu marre de moi, elle m’aurait jeté dès qu’elle aurait trouvé mieux en assez riche et aurait brisé mon petit coeur fragile. Ou pire, elle m’aurait petit à petit empoisonné à l’arsenic afin de récupérer l’argent de l’assurance vie qu’elle m’aurait fait contracter cette dangeureuse psychopathe prête à tout pour assouvir sa passion destructrice pour les arts, errant dans un atelier vide de moi mais hanté à tout jamais par mon âme damnée d’innocent coupable du pêché de succomber trop facilement à un joli visage. Obsédée par son geste elle aurait eut une carrière maudite reproduisant la même oeuvre mortifère à l’infini sous toutes formes de peintures et de sculptures noires et grises informes dont seule l’image de la mort et de la souffrance sembleraient émaner…
Bref, soit j’ai sauvé ma vie ce jour là (votez 1), soit ce n’est toujours pas gagné avec les filles (votez 2).

 

 

Nouveauté: Nouveaux thèmes

Salut.

Je voulais juste voir quels étaient les nouveaux thèmes gratuits de WordPress pour éventuellement en changer, j’ai cliqué sans faire exprès, et je ne retrouve plus l’ancien. Me voici donc avec un nouveau thème que j’aime bien pour sa sobriété et sa simplicité qui mettent en valeur le texte et les photos mais qui fait un peu vide et ne met pas assez en valeur les liens de ce blog, ce qui pour moi est aussi très important pour un blog. Je risque donc d’en changer encore. Pardon si ça vous dérange et si vous voulez commenter mon ou mes choix n’hésitez pas.

A plus.

Ouvrir son coeur au vent

http://pmcdn.priceminister.com/photo/Collectif-Ok-Age-Tendre-N-651-Flavie-Flamand-Lecanu-Miss-Ok-88-Florent-Pagny-Nick-Kamen-Jean-Luc-Delarue-Felix-Gray-A-Cause-Des-Garcons-Gerard-Blanc-Sandy-Porte-Mentaux-Catherine-Lara-Revue-720092277_ML.jpg

 

Plus j’y réfléchis et plus je pense que c’est vrai: On se construit avec l’autre.

Sans entrer dans des considérations  universalistes, le bébé qui se construit avec ses parents, sa famille , son entourage, les médecins qui s’occupent de lui… L’être humain, le petit crocodile qui sort de son oeuf et affronte la nature, son environnement… Je parle, comme souvent sur ce blog, de moi.

On le sait aujourd’hui, les rapports humains créent des circuits dans nos cerveaux. On active toujours plus ou moins certains secteurs, d’une manière personnelle, en fonction de sa vie et de son ADN, et ce, dès sa naissance.
Un exemple simple et flagrant: Un enfant qui a perdu un parent sentira un manque. Venant de lui et de la société, des autres enfants de l’école qui ont un papa et une maman. Il devra grandir et se construire avec ça, le combler ou pas comme il le peut.

Mon histoire sentimentale, j’en ai un peu parlé ici, souvent à mots couverts ou sans en dévoiler la complexité souffre d’un manque aussi. jusqu’à disons… 10-11 ans, je ne m’en étais pas préoccupé. J’étais joyeux, bon en classe, je faisais parfois des bisous sur la joue des filles qui me plaisaient dans la cour de récré. Elles disaient que c’était bien ou alors pas. Parfois, plus rarement, elles m’en faisaient aussi. Je trouvais ça bien, ou alors pas. C’était comme ça, et puis c’est tout, et je trouvais ça normal.

Avec le recul je me rends compte que j’ai un manque: celui de la relation « à deux ». Ce truc que j’ai vu dans « Ca se discute » de feu JLD où Noémie et Nicolas ont 5 ans et Noémie c’est l’amoureuse de Nicolas et Nicolas c’est l’amoureux de Noémie et ils se font des bisous quand ils se voient et les parents ça les attendrit et ils trouvent ça mignon, même si on ne sait pas combien de temps ça durera.

Première alerte en CM2 quand R. m’a traité de connard. Sans raison. Je n’ai pas compris. Je l’ai traitée de connarde.
En CP La maîtresse a mis R. à côté de moi en classe, je sentais son odeur, je l’aimais, je n’osais pas la regarder, je ne la regardait jamais, je lui parlais très peu, je n’osais pas non plus.

Deuxième épisode en CE2. A. voulait me faire des bisous dans la cour de récré, moi je ne voulais pas. Plus tard elle s’est mise en couple avec un autre Mathieu, plus séducteur, plus grande gueule, plus bagarreur, plus roublard… on était super potes à l’époque. Moi premier de la classe, lui dernier. Encore une fois, mis à côté par la maîtresse.

The point: Je pense que je n’ai pas créé les bonnes connexions neuronales des relations de couple. Dans mon cerveau se sont imprimés du déni , l’attente de l’autre, le fait de garder mes sentiments secrets et de ne pas les avouer quand j’en ai eu l’occasion ou de ne pas croire qu’une fille dont je suis amoureux puisse être amoureuse de moi. Certaines personnes appelleront peut-être ça les bollocks ou la lâcheté. Je veux bien les croire, mais quand j’étais petit je n’étais pas lâche. Toujours un peu timide et sage mais je ne craignais personne.

Aujourd’hui, oui, peut-être. Sauf qu’en fait je ne connais pas la récompense de ne pas être lâche avec les filles. Et je suis enfermé dans ce fonctionnement.

A l’adolescence, je ne comprenais pas pourquoi je lisais dans « Ok podium » que c’était au garçon de faire le premier pas. Tout ce que je constatais, c’était que je souriais à cette fille, qu’elle aussi, mais qu’au bout d’un moment, elle plus. Et je ne savais pas pourquoi.

Je me suis souvent fait insulter par des filles sans leur avoir vraiment rien fait de mal. Ou je ne m’en rendais pas compte.

C’est ce que j’appelle « mes mauvaises connexions ».

Bref, je n’ai plus les idées assez claires pour continuer. Si ce n’est que contrairement à Didier Deschamps qui a voulu faire table rase du passé, je pense que l’on peut construire des succès futurs sur des échecs passés.

« France 98 Forever » :)

 

 

Je vais vous expliquer pourquoi je ne blogue presque plus.

Je l’ai posté en mai 2013, j’ai débuté des cours de Community Management par correspondance.

Je pressentais que le plus dur pour moi serait de m’auto-discipliner pour travailler de chez moi, j’avais raison.
Par contre je n’imaginais pas rencontrer des problèmes d’apprentissage et de mémoire, c’est pourtant le cas.

Vis-à-vis de ma famille et de moi-même je ne pourrais pas justifier de consacrer 2 ou 3 heures à un post de blog et rien à mes cours.

Or j’ai le plus grand mal à me consacrer à mes cours.
D’ailleurs ma vie est un gros bordel que je ne contrôle plus trop ces derniers temps.

J’ai plein d’idées d’activités sur ce blog et sur le net en général. Mais je dois d’abord régler mon souci avec le travail.

Je voudrais avoir le sentiment que les aides, financières de l’Etat, et humaines, que je reçois je les mérite, et j’arrive à en faire quelque-chose d’intéressant.