Je suis toujours en stage. Je fais toujours la même chose, avec toujours les mêmes gens, mais aux dernières nouvelles je ne stresse plus autant. Presque plus.

Laissons un peu de temps passer pour voir comment ça évolue…

Des nouvelles de mon stage:

Ah oui, parce-que je ne l’ai pas écrit ici, je suis en stage en tant qu’agent administratif jusqu’à mi juin.
Je travaille l’après-midi, à mi-temps, ce qui fait que je vais rater une grande partie de Roland Garros contrairement aux quelques années passées. Mais je savais que c’était un luxe.
Je rate aussi les Feux de l’amour, mais ça, ça se regarde aussi en replay ou en rec.

Je me couche tard et me réveille presque tous les jours vers midi, ça, ça ne change pas.

Dans mon travail je dois très souvent communiquer, surtout pour demander de l’aide. Beaucoup de cas particuliers que j’apprends à traiter au fur et à mesure. Autant vous dire que ma nature silencieuse est non pas contrariée mais un peu bouleversée. (Je ne suis pas un silencieux de naissance. Même si je suis plutôt calme de nature)
Je suis dans un environnement où ça parle beaucoup. Au téléphone, entre collègues… mais c’est tellement à flux tendu, et tellement de gens en même temps que ça ne pose pas trop de problèmes pour se concentrer. Je suis le seul dont aucune tâche ne consiste à parler. Ca me va. Je suis impressionné par la capacité de ces gens à  quitter leur ton naturel et prendre ce ton “commercial” très poli, agréable, en une fraction de seconde. Et par la vitesse à laquelle ils parlent. Et aussi par la vitesse à laquelle ils enchaînent les tâches, jonglent entre écrit et oral.
Je me sens tellement lent. Même dans les couloirs, certains courent, moi je marche à la cool. Mais c’est la branche qui veut ça. (Je ne vous dirai pas dans quelle branche je bosse)(Pour l’instant). J’ai aussi très peur de faire des bourdes.

Mon environnement de travail est cool, les gens sont chaleureux quand ils ont le temps de l’être. Ca aurait pu être bien pire. Je suis un stagiaire mais pas un cafetier. Ce qui est un peu bizarre c’est que je fais un boulot moins qualifié que des gens sans doute (ils en ont l’air) plus jeunes que moi, mais je m’en fous. En plus le trajet pour y aller n’est pas long.

Nan, vraiment, à part le fait que je vais peut-être rater le début de France-Angleterre de l’Euro de foot et que je stresse un max avant d’y aller et un peu, tout le reste du temps (je suis sous Euphytose et Sédatif PC, pour les connaisseurs)… ; ça va… !

 

 

Rêve éveillé

7 mai 2012

“La télé c’est le miroir aux alouettes“. Cette phrase est souvent revenue quand je disais que je voulais faire de la télé. Au fur et à mesure que je n’osais pas me lancer, je me suis aussi convaincu qu’elle devait être vraie.
Sauf que voilà, je connaissais un mec, il était pas connu. Et je suivais un peu son blog, il écrivait bien, il arrivait pourtant que je n’accroche pas. Souvent quand il écrivait des petites nouvelles. Je n’ai jamais accroché à la lecture de nouvelles sur les blogs, je ne sais pas pourquoi. Lui a laissé un ou deux commentaires sur le mien.  Je l’ai rencontré quelquefois. On a pas vraiment échangé. Jamais je ne l’aurai imaginé, mais aujourd’hui il a du succès grâce à la télé.
Ce que je veux dire c’est que la télé, dans ma vie elle est juste à côté. Je côtoie des gens qui y passent de temps en temps. Je pense que pour eux c’est avant tout un moyen de faire connaître une activité connexe ou de gagner un peu leur vie. En même temps je ne sais pas, je ne leur ai jamais posé la question.
Mais tout ça rend complexes mes rapports avec la télé. La télé c’est une réalité et un mensonge en même temps. Les gens y sont à la fois vrais et faux. L’ image qu’ils veulent donner, leurs gestes y sont la plupart du temps sont calculés et en même temps ce calcul est sincère.
Parfois, je ne me rends plus compte qu’en regardant la télévision je vis par procuration. Ce soir (ou plutôt hier soir) je regardais François Hollande, nouvellement élu président, et j’avais l’impression d’être là, avec lui; ou du moins je vivais ce moment, tout en ne le vivant pas.
Connaître des gens qui bossent pour la télé c’est presque comme si je travaillais à la télé. Sauf qu’en fait je vis par procuration.

Internet c’est presque pire, car j’ai la sensation que si je m’y prenais bien je pourrais gagner de l’argent en travaillant sur et par internet. J’ai l’impression que c’est accessible alors que ça ne l’est pas vraiment. Il suffit de me rappeler le nombre de CV envoyés à des annonces de boulot par internet sans réponse pour m’en rendre compte.

Et je me pose des questions. Internet c’est ma vie ? Les médias c’est ma vie ? Ou la vie d’autres que je regarde à travers un écran et que je vis par procuration ?
Ma réalité est confuse.

Je suis désespéré mais je garde espoir. Je suis présent mais absent.

Tous ces gens qu’on voit dans cet écran, qu’on a l’impression de connaître mais qu’on ne connait pas vraiment, alors qu’eux ne nous connaissent pas du tout. Irréels mais existants. Cette proximité factice qui donne envie de s’attacher. Cette vérité réelle qui lorsqu’on la touche peut donner envie et donne envie à beaucoup de se détacher.

La télévision aime le succès. La télévision crée du succès. Et si elle n’existait pas ? On a tendance à penser que la télévision est un miroir aux alouettes, l’opium du peuple. Mais parfois j’ai l’impression qu’elle nous sauve du pire. Les jours de grand optimisme je pense qu’elle peut être utile et bénéfique.

Parfois je me dis que je ne perds pas mon temps.

J’en rêve. Je dois rêver.

C’est encore un peu fébrile, d’une longue, fatigante et particulière journée que je me pose devant mon laptop pour vous la décrire. Une journée pour certains banale, pour moi presque un changement d’univers.
Je passe rapidement sur le matin, levé à 6h30 après 3 heures de sommeil; je dois aller à la pharmacie chercher le médicament qu’ils n’avaient pas, que j’ai commandé.
D’abord je mange car pour passer mon scanner de 11h15, je dois être à jeun de 4 heures. Je dois aussi ingurgiter une solution diluée dans de l’eau, 75cl d’un truc au goût bizarre, mais pas aussi dégueulasse que je ne le craignais, engloutis en 10 minutes à peine. Je me surprends.
Mon père m’amène en voiture au centre d’examens, soulagé car le voyage en métro s’annonçait casse-bonbon avec plusiseurs changements, vis ma vie de parisien nanti.
Scanner du foie, mauvaise nouvelle mon foie est trop gros et trop gras. Bonne nouvelle, ça se guérit, il faut en trouver la cause.

Retour à la maison 1h30 plus tard, il me reste 45 minutes pour manger, plus 45 minutes de trajet, je suis à 1H30 de la fin de ma vie.

Pourquoi ai-je proposé cet atelier dédié au blog ? Je n’ai jamais animé d’atelier de ma vie. Je n’ai jamais été bon en exposé ou devant une classe. Moi, mon truc c’est le silence, et en deuxième l’écriture. Pas forcément la littérature, non, les sciences aussi, mais par la voie du stylo et de la feuille à grands carreaux avec le trait de la marge rouge à gauche.

J’ai l’impression de repasser le bac, un peu de maturité en plus, qui me permet de presque gérer mon stress. De toutes façons ça fait deux semaines que je stresse à l’idée d’éventuellement co-animer cet atelier. Mais je voulais aller au bout, pour moi et pour les membres du groupe qui voulaient en savoir plus.
Aussi pour retrouver cette satisfaction d’avoir triomphé de la difficulté.

J’avais pas trop mal préparé mon coup. Un peu dans l’urgence comme d’habitude, d’ailleurs je n’ai pas fini de rédiger ce qui m’a servi de fil rouge, un post de blog au sujet des blogs.

J’ai beaucoup lu ce que j’avais préparé. Que j’avais préparé dans l’optique de le lire. Mais je pense que c’est moins captivant d’écouter un mec lire son texte bêtement alors j’ai aussi essayé d’improviser. J’ai alors beaucoup cherché mes mots, souvent bafouillé. Mais j’y ai mis toute mon énergie, et ma voix aussi.

A la fin, certains ont réussi à créer leur blog wordpress, certains ont galéré de longues minutes à chercher un nom pas encore pris sans jamais le trouver.

Ils m’ont remercié, on m’a dit que pour une première fois je m’étais bien débrouillé, ce que je ne crois pas mais que j’ai aimé entendre. C’était aussi ma façon de m’intégrer au groupe, mon point faible. Et c’est une expérience que je ne regrette pas d’avoir vécue. Je suis même content de l’avoir fait, d’avoir dépassé mes craintes et mes limites.
Heureux aussi que personne ne l’ait filmée.

Merci d’être venu(e)s lire mon précédent post et un gros merci à ceux et celles qui ont répondu à mon sondage. 7 réponses, comme les 7 doigts de la main et ça c’est un bon signe.

Récapitulons les résultats du sondage:

2 sont pour venir chez moi discuter politique. A ceux là je dirais que je n’ai pas le droit de les décevoir. Venez chez moi, y aura du Banga et des gaufrettes.

1 a voté contre. A celui-là je répondrais qu’il ne doit pas rester dans son coin. Va voir un psy ou un curé ou viens chez moi, nous ne t’abandonnerons pas.

1 se demande quand c’est.  A lui je répondrais aujourd’hui, à l’arrache, à partir de 18h30.

2 se sont abstenus. A eux je rétorquerais que je n’ai pas de commentaire à faire, sinon que viens, j’ai la télé et des films en téléchargement type mégaupload.

1 donne une autre réponse sans préciser laquelle. A toi, jeune rebelle, je m’adresserais en ces termes: Je te comprends, viens chez moi écouter Rage against the machine avec le casque pour ne pas déranger le débat.

Voilà, donc si vous voulez venir ce soir quand même, mailez moi : matyeu.f@gmail.com , ce sera avec plaisir.

J’en ai faites sur ce blog des propositions dans le vent de rencontres conviviales dans mon home sweet home. Elles n’étaient  pas gagnées d’avance et je n’ai jamais été surpris, soyons lucides.
Mais une avec aussi peu de chance de se concrétiser, jamais !

Je m’explique : Pour la plupart vous bossez, pour certains dans une activité qui ne vous épanouit pas forcément et devez garder concentration et sérieux toute la journée. Une fois ces heures de boulot terminées vous n’avez qu’une envie, vous reposer, récupérer, rire entre potes, parler de sujets légers ou même ne plus parler. Je le sais. Certaines et certains ont également des obligations d’ordre bébal, j’en suis conscient.

Oui mais…, en ce moment moi je ne suis pas dans cet état d’esprit; alors même que mes après-midi sont occupées par des activités tout ce qu’il y a de plus studieuses.
Quelqu’un l’aura peut-être remarqué sur Twitter, je me radicalise. J’essaie d’aborder des sujets connotés risqués, relous, polémiques ou peu fédérateurs comme la religion ou la politique. Enfin… ça reste du Twitter, ne comptez pas sur moi pour alimenter les commentaires du Monde.fr, je n’ai ni la culture, ni les connaissances, ni la patience de le faire. (Et j’ai aussi un peu de mal avec le phénomène des commentateurs convaincus de détenir toute la vérité sur un sujet ou d’avoir raison envers et contre les autres commentateurs, et  peu enclins à accepter ou juste s’imprégner de l’article ou des autres commentaires. J’aime internet dans son rôle de tribune du peuple, mais je suis attaché au débat d’idées hétéroclites énoncées sans hostilité, avec respect pour en sortir au final une réflexion personnelle dans le style de feu L’Hebdo présenté par Michel Field.)

Et les élections, présidentielles et législatives se rapprochant, j’ai envie de débattre. Chez moi, avec vous. Cette semaine, avant le premier tour des présidentielles, mais ni aujourd’hui ni mercredi.
Aaaahhh ça va être fun ! On va comparer les programmes des candidats. Choisir chacun un sujet de débat et en discuter avec les autres en un temps limité comme à la télé, pour éviter que les discussions s’éternisent, comme à la télé mais dans d’autres émissions.

Donc voilà, sondage anonyme, plusieurs votes possibles, plusieurs fois, répondez si vous le voulez.

J’ai rarement aussi peu cru à la réussite d’un event que maintenant. Alors même si vous ne venez pas chez moi allez voter Dimanche 22 Avril 2012. N’oubliez pas que votre unique vote a autant de valeur que n’importe quel vote, y compris celui du chef de l’Etat (Un exemple frappant je pense).

Timide idée.

12 avril 2012

Etre un homme timide, je vous le dis en connaissance de cause, ça ne marche pas du tout avec les femmes. Le fameux coup de “l’ignorance” et du “fuis-moi je te suis” fonctionnent peut-être pour certains types d’hommes, mais ça n’a jamais fonctionné pour moi.

Pourtant, Diana King, Katie Melua ou Inna Modja l’ont chanté, les timides peuvent avoir la côte auprès des femmes. Enfin…théoriquement. Parce-qu’il ne vaut mieux pas cumuler. Timide et moche, timide et petit, timide et idiot…  Mais bon, les femmes sont capables de beaucoup de choses, je vous fais confiance au moins l’espace d’un post mesdames, et puisque cela pourra servir les deux sexes, j’ai décidé de vous donner des clés essentielles pour séduire un homme timide, de type matyeusien, car c’est le seul que je connaisse bien. En espérant que certains y trouveront des points communs.

Tout d’abord, définir la timidité de manière empirique. Certains hommes sont timides en groupe ou en société mais pas en tête-à-tête. Certains s’expriment autrement que par la parole, dans l’art, le sport, la cuisine, leur métier ou leur passion quel qu’ils soient. Certains ont des choses à dire mais sont réservés. Certains n’ont vraiment rien à déclarer, mais peuvent développer d’autres qualités. Certains sont timides par choix, d’autres par dépit. Certains sont timides pour ne pas trop dire de conneries, certains pour ne pas heurter les sensibilités. Tous les timides ne sont pas gentils. Tous ne sont pas lâches. Je pense que la timidité peut cacher différents aspects d’une même personnalité, défauts comme qualités. Certains timides sont aussi discrets, par élégance ou pour ne pas se faire remarquer, parfois pour cacher des choses graves, ou anodines.

Bref, en généralisant, être timide c’est ne pas beaucoup s’exprimer à l’oral et souvent manquer de confiance en soi (pas toujours, ça peut être le contraire). Et dans la séduction, c’est souvent ne pas être le mâle alpha dominant ou dans certains cas être tellement peu démonstratif que cela peut en être repoussant ou paralysant.

Bien. La timidité étant maintenant définie comme j’ai pu j’ai fait mon maximum; passons aux conseils.

1- En avoir vraiment envie.
Car l’homme timide ne vous montrera pas vraiment que vous lui plaisez. Il ne répondra pas systématiquement à vos avances ou techniques d’approche. Démotivation risque de signifier pour vous, et pour lui, fin de l’opération séduction. Il se peut que vous déployiez des kilotonnes de gentillesse, de signaux qui habituellement fonctionnent mais que lui, soit par manque de confiance, soit pour d’autres raisons ne prenne pas les choses en main. Ou alors si, mais LA chose, en votre absence, en pensant à vous, et avec du sopalin. Bref, pas trop ce que vous vouliez.
Ne vous découragez donc pas.

2-Etre explicite.
Simple, directe, sincère… Tout ce qu’une femme n’est pas… Bon j’exagère mais autant avec un homme lambda, en général il vaut mieux suggérer et diriger sans le montrer pour ne pas le désintéresser. Autant là, le challenge sera de lui faire réaliser que vous êtes intéressée, pour créer en lui une dose suffisante d’envie de se décoincer les doigts du cul.
Un exemple: Essayer de rendre jaloux un timide en fricotant avec un autre mec devant ses yeux pour le faire réagir: WRONG WAY ! Soit il vous dédaignera, soit son peu de confiance en lui s’évanouira et il vous laissera à contre-coeur mais quand même dans les bras de celui qui n’était ce soir-là pas timide.(Mais avouez que le challenge est moins excitant)
Evidemment, si vous êtes trop explicite vous risquez de le déstabiliser. Il y a un bon dosage à trouver, mais je vous le dis, si vous le voulez, pas d’entourelespoules.

3-Lui parler.
Aussi évident qu’1 et 1 font 2 théoriquement. Mais aussi difficile à réaliser que la fusion entre 1 et 1 pour obtenir 11. Car parfois il vous répondra dans sa tête mais pas avec sa voix. Ne pas s’attendre à des miracles de répartie le premier soir, ni qu’il s’intéresse beaucoup à vous. Il se peut qu’il se sente trop con pour vous répondre. trop inintéressant pour vous questionner. Ne pas confondre avec le salaud qui n’en a rien à faire de votre vie et vous raconte la sienne ou le mystérieux bellâtre qui n’a envie que d’une chose, vous sauter et ne plus jamais vous revoir.
Si vous souhaitez qu’il vous parle plus, il vous faudra le mettre à l’aise, en l’écoutant et en étant la plus sincère possible. Pas trop condescendante non plus… Essayez de trouver des vrais terrains d’entente pour qu’il se sente en territoire ami.

4-Le recontacter.
Il se peut que s’il ne vous appelle ne vous textote ou ne vous mail pas, quelques jours après votre rencontre ce ne soit pas parce-qu’il vous a oublié mais parce-qu’il pense trop à vous. Ou alors parce-qu’il pense que c’est tellement mort d’avance que ça ne servira à rien. Encore une fois, soyez simple. Un petit “on se voit ?” vaut mieux qu’une embrouille de type cevi de meuf. Laissez-le choisir le lieu et l’heure si vous le voulez mais ayez du back-up. Profitez-en pour vous faire plaisir, donnez-vous rendez-vous à un endroit que vous aimez. Ne lui racontez pas que c’est parce-que vous y avez vécu vos plus grands moments de débauche. Soyez simplement là, avec lui, aujourd’hui. Et continuez d’essayer de le mettre en confiance. On n’est qu’au deuxième contact. Lui a soit l’impression d’avoir gagné Koh-lanta X Survivor le Choc des Extremes Mercenaires, soit pense que vous l’avez confondu avec une autre personne présente lors de votre premier contact.

5-Le tester.
Au fur et à mesure que votre relation avance laissez-lui prendre plus d’initiatives si c’est ce dont vous avez envie. Mais ne vous étonnez pas trop s’il ne les prend pas. Procéder par tatonnements, petits pokes émotionnels c’est la clé. A un moment ou à un autre il s’engouffrera là où vous le désiriez. Même aux endroits les plus secrets.

6-Ne le considérez plus comme quelqu’un de timide.
Les hommes timides en groupe peuvent ne plus trop l’être en face-à-face et même se révéler fougueux dans l’intimité. Peut-être timidement fougueux d’abord, mais le coeur y est et avec de l’entraînement et de la pédagogie n’importe quel canasson peut remporter le prix de l’Arc de Triomphe du Dunlopillo.
Et même, sans parler sexe. Essayez de ne pas le cantonner à son rôle de timide. Plus il vous côtoiera, plus il sera à l’aise et il se lâchera. A vous d’accepter ou pas la personnalité que vous découvrirez alors.

Rappel:
Oui j’ai tendance à généraliser. Non je ne prétends pas détenir la vérité. Des choses ont pu m’échapper. Et il est certain que je parle d’abord de moi et donc de mon expérience dans ce post car je l’ai écrit tout seul, à la lueur d’une lampe à huile dans une cabane en bois en pleine forêt accompagné de mes amis les écureuils..

Mais voilà. Ma liste de conseils est terminée. Si vous avez des questions, d’autres conseils, des insultes, des remarques, n’hésitez pas.

Normalement c’est censé être secret mais je ne peux pas m’empêcher de le bloguer : Je participe depuis hier à des essais scientifiques pour des laboratoires ultra-puissants sur l’effet de médicaments améliorateurs de sens. Je ne sais pas encore de quel traitement j’ai hérité, je le saurais à priori assez vite, si par exemple je n’ai plus besoin de mes lunettes de vue. Je n’aurai pas le droit d’en parler, pas le droit de le montrer. Ils ne savent pas que je tiens ce blog, ils ne savent pas que je vais tout révéler ici. Que chaque étape y sera décrite succintement… Vous faites maintenant partie du secret. Ne relayez pas ce post. N’en parlez pas autour de vous. Ou alors ce sera comme pour moi, à vos risques et périls.

Bon plus sérieusement, je suis depuis hier une prestation Cap Emploi-Agefiph qui doit m’aider à définir le métier que je veux faire et qui débouchera en principe sur un stage de 70 heures dans ce domaine. Théoriquement je n’ai pas le droit d’en parler mais ce n’est pas comme si je participais à des études scientifiques classées secret-défense hein.

A fond dans l’actu

21 mars 2012

Quand un grave problème survient. Que discorde, anarchie et chaos menacent.

Faisons comme ces coquillages. Tenons nous tous par la main et de tous aspects et de toutes origines faisons une ronde.

Ou enculons-nous enfilons-nous. C’est au choix.

Top chrono. Nous sommes le mardi 20 Mars 2012, il est 3h10 et je commence ce post bien que je n’ai aucune idée, maintenant, de ce que je vais écrire, à part cette intro et ce titre.

Vous avez déjà eu envie de commettre un meurtre ? On a tous dit, écrit ou pensé un jour qu’on avait des envies de meurtres. Mais qu’est-ce qui fait la différence entre ces paroles, ces mots ou ces pensées en vérité inoffensives et une réelle volonté de tuer ?
Vous avez déjà pris un couteau ou un autre ustensile potentiellement dangereux dans le but de l’utiliser à des fins criminelles ? Je n’imagine personne parmi vous coupable d’un tel méfait. Mais une tentative ? Une envie plus forte que les autres ? Une impulsion macabre ?

On parle souvent de folie en ce qui concerne le meurtre. L’accusé est-il fou ? Existe-t-il des tueurs sains d’esprit ? Où ont-ils tous succombé à une maladie mentale, qu’elle soit éphémère, temporaire ou définitive ?

Le meurtre est ancré dans nos gênes. C’est une réponse satisfaisante à un besoin comme manger. Et on tue des animaux sans trop d’états d’âmes une fois qu’on en a l’habitude.
On peut imaginer également qu’on puisse tuer un humain pour survivre sans que ce soit moralement contestable ou très peu. Légitime défense.

Mais comment justifier le meurtre ? Peut-on seulement l’expliquer ? Est-il le témoin d’un dysfonctionnement ? D’une hypersensibilité à une nuisance ? Est-il présent dans nos gênes ?

Autant pour le meurtre je ne suis pas un bon témoin ayant moi-même eu très peu de pulsions sérieuses, autant pour le suicide j’ai quelques éléments de réponse.

Je n’ai jamais tenté de mettre fin à mes jours. Mais j’y ai parfois pensé et très fort.
Se suicider c’est mettre fin à ses propres jours, se tuer soi-même. C’est donc être victime mais aussi être coupable. Voilà pourquoi le suicide est mal vu. Et aussi pourquoi on se demande souvent si le suicide est un acte de courage ou de lâcheté.

Un soir, il y a entre 5 et 10 ans, alors que j’invoquais Satan pour la ènième fois dans ma chambre et que je l’enjoignais à se manifester dans les plus brefs délais si vraiment il existait, ou alors je ne croyais ni en lui ni en Dieu… Alors que sans doute j’étais très malheureux pour diverses raisons; problèmes de coeur, d’études et autres problèmes existentiels que je ne révèlerai pas maintenant… Un soir donc je décidais que si vraiment je voulais mourir je devais trouver le moyen de le faire durant mon sommeil. Je croyais très fort en la capacité de la volonté pour réguler mes différentes humeurs et donc si je le voulais vraiment ou si quelqu’un du genre de Satan pouvait m’aider il fallait que je meure cette nuit ou alors ça voulait dire que la suite de ma vie valait la peine d’être vécue.

On connaît le résultat.

Il y a maintenant environ 5 ans j’ai fait une crise d’angoisse. Seul chez moi pour quelques jours. Seul dans ma vie. Passant mes journées dans un environnement qui ne me plaisait pas. Venant juste de commencer un traitement contre une maladie dont personne n’avait jugé utile de me donner le nom (je sais maintenant que c’était un mélange de phobie sociale et de schizophrénie, mais je ne suis pas à plaindre je préfère le dire) Et pas assez courageux pour prendre les bonnes mesures. Je décidais de fuir définitivement l’endroit (l’Afpa) où j’étais en recherche d’emploi pour peut-être des mois qui me semblaient des années. Happé par le vide de mon existence présente et la peur de mon avenir j’ai fait, donc, cette crise d’angoisse qui me valut de téléphoner à SOS Amitié. Où je fus heureusement acceuilli non pas par Thierry Lhermite mais une personne compétente qui me passa un psychologue qui me donna une technique pour se détendre.

Tout ça pour dire que cette crise d’angoisse s’installa et se mut en angoisse permanente dont la manifestation physique était une sensation diffuse au niveau du plexus solaire. Mais bon, j’étais suivi par des psys, et j’ai fini par guérir. Mais pendant, je me suis parfois demandé très sérieusement en m’approchant de la barrière de mon balcon ce que ça ferait de sauter et si ma vie ne serait pas meilleure une fois éteinte.

Alors je me dis que tuer n’est possible que dans certains états de faiblesse et de fragilité. Qu’un humain bien dans sa peau et fort dans sa tête ne peut pas commettre un tel acte.

Mais comment alors expliquer les guerres ? Et surtout : Pourquoi tuer des fourmis innocentes ?

Il est 4h34 du premier matin du printemps 2012 et j’ai fini d’écrire ce post qui ne fait que poser des questions sans réponses et raconter des épisodes douloureux de ma vie dont je suis sorti sur un plan purement médical mais pas encore sur un plan social. Désolé de vous avoir infligé ça si vous avez tout lu, sauf si tel ou tel aspect vous a intéressé. Tout ça pour faire un post de blog.

Top chrono.

 

 

 

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