Le vide vu

Un dimanche grisâtre un peu paresseux je décidais de faire un Safari Photo dans Paris avec comme thème en tête euh… rien. Je prenais le bus près de chez moi direction le huitième arrondissement, digne représentant de « la plus belle ville du monde » selon les américains, dignes représentants de l’emphase.

En plein week-end du 15 Août dans un quartier riche et de bureaux, je m’aperçois que les rues sont relativement vides. Voire totalement vides. De voitures comme de piétons. Je pense immédiatement au film « Seuls Two » avec Eric et Ramzy…

http://img.filmsactu.net/datas/films/s/e/seuls-two/xl/47f3910b3cae3.jpg

… et je décide de shooter les rues vides. Ce qui donne cette première photo d’une rue, déserte, que je fréquente de temps en temps la semaine et qui, croyez-moi, en pleine heure de pointe est blindax:

Seul tout

D’autres rues parisiennes vides:

Seul two

Seul threeSeul four Seul five

 

Photographier des rues vides par temps gris n’étant pas des plus passionnants je poussais la passion en shootant plus généralement le vide, l’absence, le fermé, que je trouvais plein les rues à ce moment là, dans Paris.

Café ferméJ’aime les vitrines des cafés fermés pleines de chaises et/ou de tables esthétiquement empilées.

Vitrine videQuand j’ai pris cette vitrine vide en photo je me demandais si on pouvait deviner ce que je pensais être l’ancien nom, effacé à jamais, de la boutique avec les traces blanches négligemment laissées au-dessus des vitres. J’ai pris la photo fier de mon idée qui serait super intéressante pour mon blog; puis j’ai vu le panneau en haut à droite.

Galerie fermée videGalerie d’art vide et fermée.

Vitrine pleine de fausses bouteilles videsCette vitrine semble pleine de bouteilles vides qui sont en fait peintes donc fausses donc absentes.

A un moment, je me rendis compte que tout ce que je prenais en photo se trouvait à deux pas d’un des endroits en France les plus grands et remplis à la fois au monde, ou plus modestement dans Paris en ce jour à cette heure, les Champs Elysées. Et je décidais de pousser le thème et la passion over the top en shootant l’absence de vide.

Plein de gensLes Champs Elysées avec plein de gens.

Plein de voitures et plein de gensLes Champs-Elysées avec plein de voitures, avec plein de gens, dedans et autour.

En « bonus photos de blog »; habitant Paris depuis toujours, j’ai toujours (moins mes quelques années de petite enfance dont je n’ai plus mémoire) aimé l’idée de prendre une photo de (plein de) gens prenant eux-même une photo.

Photo de gens prenant une photo, de dosCeci est une photo de gens de dos prenant eux-mêmes une photo de l’hashtag Arc-de-Triomphe sur l’hashtag Champs Elysées.

Photo de gens prenant une photo 2 (face)Photo de gens de face prenant une photo de l’Arc-de-triomphe sur les Champs Elysées.

 

Voilà, j’ai essayé de rendre le vide vivant. Je n’ai pas eu beaucoup d’efforts à faire, car même si nous ne le voyons pas, il l’est.

 

Ce-vi de meuf

Mes inscriptions récentes sur Meetic et Tinder me le confirment: Avec les filles y’a un truc qui cloche.

Inscrit depuis 2 semaines sur Tinder, qui est plus ou moins, d’après ce que j’ai compris, l’équivalent en « plus si affinités et limite même si pas affinités » d’une backroom avant le SIDA ou d’un club échangiste pour célébrités, je n’ai pour l’instant reçu aucun like. Tandis que sur Meetic qui est censé avoir provoqué plusieurs milliards de mariages même en Sibérie centrale j’ai un ratio de réponses à mes messages proche du taux de mathématiciens dans les télé-réalités françaises.
Alors je vous avoue que je ne m’en soucie pas plus que ça, bien que cela me cause des petites déprimes passagères, car comme je l’ai déjà dit à une meuf sur internet je ne suis pas photogénique, je suis vie-génique. Cela ne l’a bien-sûr pas convaincue, on a le mojo de la lose ou on ne l’a pas.

Mais peut-être un jour, ma non-concluance récurrente et légendaire m’a-t-elle servie. C’est du moins rétrospectivement, quand je regarde dans le rétroviseur de ma vie comme dirait le poète Cyril Hanounah, ce que je pense parfois…

souvenir
C’était une belle après-midi ensoleillée, je participais à un évènement photographique dont je tairai le nom, j’étais arrivé en retard, un groupe me fut assigné ainsi qu’un thème que je ne dévoilerai pas mais qui ne me plaisait pas. Bon, je suis comme tout le monde, j’ai toujours l’impression quand je tombe dans un groupe mixte tiré au sort que toutes les filles attirantes et/ou intéressantes sont dans les autres. Mais cette fois non. Une fille plutôt mignonne était dans mon groupe. Ce qui en bon loser récidiviste me fit penser: « Tiens encore une jolie fille à côté de laquelle je vais passer ». Bref, nous partîmes à sept/huit pour un voyage de 20 minutes dans le métro où un petit brief sur la suite des évènements fut tenu. Tous et toutes réunis autour d’un instructeur, la fille mignonne était à côté de moi. Je jure sur ma vie que je ne n’étais pas passé chez le coiffeur-barbier la veille, que je n’avais pas de jean qui moulait trop bien mes belles fesses, que je n’avais pas fait de muscu avant de venir, et que je n’avais pas mis de déodorant Axe.

Pourtant, au bout de 2 minutes elle avait le bras appuyé sur mon épaule. Et elle restait appuyée. Un vortex spatio-temporel se créa alors dans mon esprit tant le mouvement renversant mon mojo était puissant. Un effet aussi fort et surprenant qu’un ballon de basket envoyé par Lebron James mal capté retournant un ongle trop long ou qu’une balayette de Teddy Riner. Je fus alors pris d’une immédiate bouffée de chaleur accompagnée du rougissement de rigueur. Et doté d’une timidité à toute épreuve je ne lui décrochais pas un regard et restais immobile, pensant peut-être que tel le phasme sub-tropical de la forêt amazonienne elle finirait par croire que j’étais devenu un poteau de métro par mimétisme. Je peux vous le dire, cette situation m’était déjà arrivée avant, avec une fille présentée comme un peu « nympho », j’ai une résistance au « bras appuyé sur l’épaule sans un regard ni un mouvement en retour mais avec litres de sueur ruisselant sur tout le corps » de plusieurs heures… enfin minutes qui semblent des heures.
Mais bon, le trajet de métro pris fin et comme le thème ne me convenait vraiment pas je décidais de trouver un faux prétexte et de me casser.
Je m’étais sans doute fait un film dans le métro, pensais-je conditionné par des années d’expériences de non-conclusions.

Quelques jours plus tard je regardais quand même sur internet les photos prises lors de cet évènement et je revis cette fille sur plusieurs images, la beauté de son visage ayant sans doute frappé quelques autres photographes. Bon, on est frustré professionnel ou on ne l’est pas, je cherchais son pseudo, puis tous les liens que je pouvais trouver pour la stalker et je ne sais plus si je suis tombé sur une page facebook ou un blog, toujours est-il que je découvrais qu’elle était peintre ou sculptrice ou les deux, je ne sais plus. Etant moi-même blogueur professionnel vivant de ma passion, c’est-à-dire à l’époque ne gagnant rien d’autre que le R.M.I., je connaissais la précarité financière de ce genre de métier et me dis qu’on aurait fait un sacré couple de SDF en me félicitant de ne pas avoir succombé à ses charmes. D’autant plus que je m’étais fait un film me disais-je en moi-même, comme je me suis toujours dit de toutes façons à propos d’une fille attirante m’ayant jeté un regard. Limite même à propos des filles pas attirantes alors bon. Pour moi, avec les filles la défaite vainquait toujours, passons à autre chose. (Autre chose étant utilisé comme métaphore habile signifiant Youporn sans le dévoiler, au cas où une âme sensible ou de ma famille lirait ce post).

Mais des mois plus tard, lors d’un autre évènement orchestré par les mêmes organisateurs je revis cette fille, cette fois maquée avec… un des participants de l’évènement précédent. J’avais remarqué son air de geek à lunettes façon Jerry de Parker Lewis, sa personnalité un peu grande gueule faisant des blagues du club d’échecs, mais aussi son appareil cher à gros objectif et sa stature d’ingénieur en truc pour matheux à boutons d’acnée avec un boulot stable et bien payé. Et ce jour là je me dis (à tort ou à raison mais je pense à raison) que non, je ne m’étais pas fait de film, cette fille était là pour se caser et peut-être surtout pour se payer son matériel d’artiste.

Ce qui me fait me poser deux questions, aujourd’hui avec le recul.
First: De quoi ai-je l’air ? D’un mec tellement ringard qu’il semble une cible idéale pour femme ayant besoin d’une conquête facile ?
Deuxièmement: Ne suis-je pas miraculeusement passé à côté d’un drame ? Cette belle femme sans doute aurais-je fini par l’aimer. Sans doute fort. Sans doute m’aurait-elle un jour trompé, moi le ringard trop facile à  berner. Ou bien en aurait-elle eu marre de moi, elle m’aurait jeté dès qu’elle aurait trouvé mieux en assez riche et aurait brisé mon petit coeur fragile. Ou pire, elle m’aurait petit à petit empoisonné à l’arsenic afin de récupérer l’argent de l’assurance vie qu’elle m’aurait fait contracter cette dangeureuse psychopathe prête à tout pour assouvir sa passion destructrice pour les arts, errant dans un atelier vide de moi mais hanté à tout jamais par mon âme damnée d’innocent coupable du pêché de succomber trop facilement à un joli visage. Obsédée par son geste elle aurait eut une carrière maudite reproduisant la même oeuvre mortifère à l’infini sous toutes formes de peintures et de sculptures noires et grises informes dont seule l’image de la mort et de la souffrance sembleraient émaner…
Bref, soit j’ai sauvé ma vie ce jour là (votez 1), soit ce n’est toujours pas gagné avec les filles (votez 2).

 

 

Nouveauté: Nouveaux thèmes

Salut.

Je voulais juste voir quels étaient les nouveaux thèmes gratuits de WordPress pour éventuellement en changer, j’ai cliqué sans faire exprès, et je ne retrouve plus l’ancien. Me voici donc avec un nouveau thème que j’aime bien pour sa sobriété et sa simplicité qui mettent en valeur le texte et les photos mais qui fait un peu vide et ne met pas assez en valeur les liens de ce blog, ce qui pour moi est aussi très important pour un blog. Je risque donc d’en changer encore. Pardon si ça vous dérange et si vous voulez commenter mon ou mes choix n’hésitez pas.

A plus.

Ouvrir son coeur au vent

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Plus j’y réfléchis et plus je pense que c’est vrai: On se construit avec l’autre.

Sans entrer dans des considérations  universalistes, le bébé qui se construit avec ses parents, sa famille , son entourage, les médecins qui s’occupent de lui… L’être humain, le petit crocodile qui sort de son oeuf et affronte la nature, son environnement… Je parle, comme souvent sur ce blog, de moi.

On le sait aujourd’hui, les rapports humains créent des circuits dans nos cerveaux. On active toujours plus ou moins certains secteurs, d’une manière personnelle, en fonction de sa vie et de son ADN, et ce, dès sa naissance.
Un exemple simple et flagrant: Un enfant qui a perdu un parent sentira un manque. Venant de lui et de la société, des autres enfants de l’école qui ont un papa et une maman. Il devra grandir et se construire avec ça, le combler ou pas comme il le peut.

Mon histoire sentimentale, j’en ai un peu parlé ici, souvent à mots couverts ou sans en dévoiler la complexité souffre d’un manque aussi. jusqu’à disons… 10-11 ans, je ne m’en étais pas préoccupé. J’étais joyeux, bon en classe, je faisais parfois des bisous sur la joue des filles qui me plaisaient dans la cour de récré. Elles disaient que c’était bien ou alors pas. Parfois, plus rarement, elles m’en faisaient aussi. Je trouvais ça bien, ou alors pas. C’était comme ça, et puis c’est tout, et je trouvais ça normal.

Avec le recul je me rends compte que j’ai un manque: celui de la relation « à deux ». Ce truc que j’ai vu dans « Ca se discute » de feu JLD où Noémie et Nicolas ont 5 ans et Noémie c’est l’amoureuse de Nicolas et Nicolas c’est l’amoureux de Noémie et ils se font des bisous quand ils se voient et les parents ça les attendrit et ils trouvent ça mignon, même si on ne sait pas combien de temps ça durera.

Première alerte en CM2 quand R. m’a traité de connard. Sans raison. Je n’ai pas compris. Je l’ai traitée de connarde.
En CP La maîtresse a mis R. à côté de moi en classe, je sentais son odeur, je l’aimais, je n’osais pas la regarder, je ne la regardait jamais, je lui parlais très peu, je n’osais pas non plus.

Deuxième épisode en CE2. A. voulait me faire des bisous dans la cour de récré, moi je ne voulais pas. Plus tard elle s’est mise en couple avec un autre Mathieu, plus séducteur, plus grande gueule, plus bagarreur, plus roublard… on était super potes à l’époque. Moi premier de la classe, lui dernier. Encore une fois, mis à côté par la maîtresse.

The point: Je pense que je n’ai pas créé les bonnes connexions neuronales des relations de couple. Dans mon cerveau se sont imprimés du déni , l’attente de l’autre, le fait de garder mes sentiments secrets et de ne pas les avouer quand j’en ai eu l’occasion ou de ne pas croire qu’une fille dont je suis amoureux puisse être amoureuse de moi. Certaines personnes appelleront peut-être ça les bollocks ou la lâcheté. Je veux bien les croire, mais quand j’étais petit je n’étais pas lâche. Toujours un peu timide et sage mais je ne craignais personne.

Aujourd’hui, oui, peut-être. Sauf qu’en fait je ne connais pas la récompense de ne pas être lâche avec les filles. Et je suis enfermé dans ce fonctionnement.

A l’adolescence, je ne comprenais pas pourquoi je lisais dans « Ok podium » que c’était au garçon de faire le premier pas. Tout ce que je constatais, c’était que je souriais à cette fille, qu’elle aussi, mais qu’au bout d’un moment, elle plus. Et je ne savais pas pourquoi.

Je me suis souvent fait insulter par des filles sans leur avoir vraiment rien fait de mal. Ou je ne m’en rendais pas compte.

C’est ce que j’appelle « mes mauvaises connexions ».

Bref, je n’ai plus les idées assez claires pour continuer. Si ce n’est que contrairement à Didier Deschamps qui a voulu faire table rase du passé, je pense que l’on peut construire des succès futurs sur des échecs passés.

« France 98 Forever » :)

 

 

Je vais vous expliquer pourquoi je ne blogue presque plus.

Je l’ai posté en mai 2013, j’ai débuté des cours de Community Management par correspondance.

Je pressentais que le plus dur pour moi serait de m’auto-discipliner pour travailler de chez moi, j’avais raison.
Par contre je n’imaginais pas rencontrer des problèmes d’apprentissage et de mémoire, c’est pourtant le cas.

Vis-à-vis de ma famille et de moi-même je ne pourrais pas justifier de consacrer 2 ou 3 heures à un post de blog et rien à mes cours.

Or j’ai le plus grand mal à me consacrer à mes cours.
D’ailleurs ma vie est un gros bordel que je ne contrôle plus trop ces derniers temps.

J’ai plein d’idées d’activités sur ce blog et sur le net en général. Mais je dois d’abord régler mon souci avec le travail.

Je voudrais avoir le sentiment que les aides, financières de l’Etat, et humaines, que je reçois je les mérite, et j’arrive à en faire quelque-chose d’intéressant.

 

 

Pourquoi moi ?

Parfois, lorsque je souhaite évoquer un sujet difficile, ou particulièrement touchant pour moi, sur ce blog j’hésite. Parfois pas longtemps. Pour celui-là, ça fait 1 an et 4 mois, d’après la date des photos stockées sur mon disque dur.

Comme certains d’entre vous qui lisent ces lignes le savent, je suis d’origine juive. J’insiste sur le « d’origine ».

Je ne suis pas pratiquant, sauf lors des 3 ou 4 grandes fêtes traditionnelles, qui ont pour moi le presque seul intérêt de réunir un maximum de gens de la famille, qui ne se voit pas si souvent que ça le reste de l’année. Aussi parce qu’on y mange des trucs juifs bons.

Je ne suis pas croyant non plus. J’ai essayé de lire la Bible, que je trouve, comme beaucoup de grands ouvrages religieux, de toutes religions confondues, d’un intérêt absolu. Mais je n’ai jamais réussi à la finir. Parfois cependant, je me sens juif, comme si c’était ancré dans mon ADN. Si on adhère aux théories de l’évolution comme elles me l’ont été enseignées à l’école, en Sciences de la Vie et de la Terre, je suis convaincu que c’est ancré dans mon ADN. Même si on ne peut pas me limiter à ça.

Il y a environ 1 an et 4 mois donc, mon père, d’origine juive lui aussi, est allé visiter l’ancien camp de concentration d’Auschwitz. Sa tante qui vit encore y a été détenue. Je l’ai entendue en parler 1 fois dans ma vie pendant 3 minutes, pourtant je suis proche d’elle. Je ne sais pas pour quelle raison, ni si c’est vis-à-vis de tout son entourage, mais je sais que c’est un tabou pour elle.

Pas pour moi. J’ai plusieurs fois eu envie de lui en parler mais à cette idée je ressens, tel un chevalier de bronze dans l’antre d’un chevalier d’or, une « aura », me réduisant au silence. Est-ce que j’ai tort ? Je ne sais pas.

Pour les juifs, le nazisme est encore aujourd’hui, un énorme traumatisme. Pourquoi s’en prendre aux juifs en particulier ? On aura beau essayer de trouver des raisons, aucune ne tient réellement la route.
Ils étaient haut-placés dans la société allemande ? Pourquoi ne pas essayer de les concurrencer, ou de les déloger en mettant des allemands non-juifs artificiellement à des postes clés au pouvoir ? Ils n’étaient pas Aryens ? Et les italiens ou les japonais, alliés des nazis l’étaient-ils ? A part au nord de l’Italie, je ne pense pas. Ce n’était pas non plus un conflit religieux. Les temps étaient durs et ils ont servi de bouc-émissaire ? Peut-être mais pourquoi EUX ? Les temps étaient aussi durs ailleurs, des juifs étaient aussi présents ailleurs, mais ils ne furent pas identifiés comme causes des malheurs des autres populations !

Se pose donc cette question sans réponse: Pourquoi les juifs ? Et s’il n’y a pas de réponse, on ne sait pas quoi remettre en question.

Un des problèmes étant aujourd’hui que cette haine ou ce dédain envers les juifs, pour des raisons contestables, semble perdurer, comme une empreinte dans la conscience collective.

Mais bref, retournons à Auschwitz.

Mon père a pris des photos là-bas, et ce qui me touche en premier est visible sur cette première photo:

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Des immeubles en brique rouge, des fenêtres, de la verdure, des gens qui se promènent tranquilles… On est loin de l’univers d’une prison, ou d’un camp du domaine carcéral. Et c’est d’autant plus violent, qu’on s’y imagine des hommes, n’ayant aucune raison visible d’y tuer des gens qui ne leur ont rien fait, les éxécuter. Quelle force de violence faut-il pour s’extirper de ce cadre champêtre, et de s’y montrer d’une haine implacable ? Là où les archives en noir et blanc nous font ressentir une existence glauque au malheur palpable.

Avec la prochaine photo la prise de conscience passe la deuxième vitesse.

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A droite la liberté, à gauche les barbelés. Et au fond, le mirador.

On se rend compte de la surveillance constante qui régnait sur cet endroit.

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Avec cette photo, avec la superposition des obstacles, on comprend qu’il n’existait en fait aucune échappatoire.

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Ici, on entre dans un de ces petits immeubles au style architectural contemporain et à l’échelle humaine. Et l’inhumanité de ces lieux commence peu à peu à prendre forme. Trois hauteurs de lits, collés les uns aux autres, qu’on imagine recouvrant tout le sol des immeubles. Une existence sommaire, pas de vie privée, pas de lieu détente.

Je m’imagine d’ailleurs des ouvriers chinois ou nord-coréens travaillant et habitant dans des conditions semblables encore aujourd’hui. Sauf qu’en Chine ils sont payés et libres de partir, toute la différence est là. En Corée du Nord, je ne sais pas mais j’imagine que la problématique est différente.

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Je vous avoue que c’est cette photo qui me cause le plus de trouble.

Le nombre de chaussures est incommensurable, d’une part, mais il me fait aussi réaliser que les prisonniers vivaient sans, donc dans une position de grande vulnérabilité face à la dureté de leur vie et des éléments naturels, comme le froid. On en vient à se demander s’ils avaient des vêtements, comment ils étaient nourris, quel était leur traitement. Mon père n’a pas pris de photo des moyens d’extermination de ce camp, je ne sais pas pourquoi, et il n’est pas à portée au moment où j’écris et je publierai ces lignes.
Je me demande aussi pourquoi, et c’est une question que je me pose sans cesse, pourquoi ils ne leur ont pas sauté dessus à cent contre un, à ces officiers allemands. C’est, je crois, une question que tout le monde se pose et qui a sans doute une part de responsabilité dans cette image de victimes qu’ont parfois les juifs de cette époque aux yeux des autres.

Réflexion qui me conduit à aujourd’hui l’Etat d’Israël, empli de juifs qui n’ont plus envie de se laisser faire.

Une situation ultra-complexe. Entre intérêts économiques, religieux, politiques américano-européens, soucieux, à l’époque et toujours aujourd’hui de garder une main et un oeil sur les réserves pétrolières de la région. De ne pas se laisser convertir par l’Islam.
Islam qui ressent l’existence de l’Etat d’Israël, si petit, dans un monde arabe et musulman (les deux ne sont pas synonymes) pourtant si vaste, comme une blessure toujours ouverte. Cela même si des siècles avant l’existence du Coran, ces terres ont accueilli et furent possession des juifs.
Et juifs d’Israêl qui ayant décidé, beaucoup en réaction à l’holocauste, de ne plus se laisser faire, font preuve de réactions et de démonstrations de force parfois démesurées vis-à-vis de leurs voisins proches, semblant justement oublier qu’ils furent eux-mêmes victimes de cette violence aveugle dont ils ne veulent plus. Apeurés par la force du nombre des gens qui leur sont hostiles. Tout-de-même mus par une volonté d’exemplarité, dans leurs actions et pour leur image, mise à mal par la duplicité ou la mauvaise foi des dirigeants de certains pays du moyen-orient, et par la fatalité qui fait qu’une guerre ou un conflit ne laissent personne immaculé.

Je terminerais en écrivant que des conflits graves, des discriminations aux conséquences mortelles perdurent encore aujourd’hui ailleurs sur la planète, tuent des innocents et des moins innocents. Qu’on ne peut pas classer des victimes de la violence humaine par ordre de gravité. Et que je suis ouvert au débat sur ce blog ou ailleurs.

Voilà, ça me tenait à coeur depuis le premier jour où je les ai vues, de faire un post de blog autour de ces photos. Je ne savais pas comment faire et je ne sais toujours pas trop, mais c’est fait.
Et je voudrais comprendre pour quelle raison, moi qui n’ai jamais rien fait pour cela, devrais-je me sentir en danger, comme j’imagine que c’est le cas, du fait de la religion avec la laquelle je suis né, du fait de mes origines et non pas de la personnalité que j’ai développée, dans cette partie de la planète dominée par l’Islam, et parfois un peu, en France ou ailleurs ?

L’amour en héritage

Lors du décès de ma grand-mère, il y a presque 2 ans, ma mère et sa soeur ont hérité d’un appartement, le sien. Mais du côté de la famille de ma mère, tout est un peu compliqué en ce qui concerne l’argent.
Pour, je pense, contourner les taxes sur l’héritage assez élevées dans les années 1960-1970,  mes grands-parents ont acheté cet appartement en le mettant au nom de la soeur de ma mère. Et c’est resté ainsi, même lorsque ces taxes ont largement diminué, ces dernières années.
On a supposé que ma mère et sa soeur s’entendraient assez bien, pour partager l’héritage. Ce qui fut et est toujours le cas. Mais ma tante voulant le vendre et ma mère souhaitant le garder, quitte à racheter la part de sa soeur, cela a engendré des complications inattendues, car la part de sa soeur était en fait tout l’appartement et la part de ma mère rien du tout. Or mes parents ne pouvaient pas financièrement acheter l’appartement entier. Bref, je vous passe les derniers détails, et ce n’est que récemment, après moults changements de notaires et de formules que l’on a réussi à racheter cet appartement avec le moins de taxes et d’impôts possibles; et l’économie est conséquente.
J’écris ça aussi pour que cela serve d’exemple, réfléchissons à 2 fois avant de nous amuser avec les lois.

Le crédit obtenu, ma soeur va occuper les lieux avec son chéri, et comme en une cinquantaine d’années cela n’avait jamais été fait, on a décidé d’entamer de très gros travaux, pour le mettre au goût du jour, tout en conservant son âme, un peu comme l’Apple store d’Opéra ou de Berlin.

Et moi, de temps en temps je vais voir où ça en est, et je prends quelques photos, pour les envoyer à la famille. Et pour moi, et pour mon blog. (J’ose pas écrire « pour vous » parce que je suis pas sûr du niveau de mes photos, ni que vous en ayez quelquechose à foutre).

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Destruction de la cheminée inutilisée durant des dizaines d’années pour faire de la place dans la future chambre.

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Cheminée sous protection

Cette deuxième cheminée surplombée d’un miroir sera conservée pour le futur salon. Ce mini four est encore en plein mercato. La chaise aussi.

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Radiateur dont on ne connaît pas l'avenir

Je ne connais pas l’avenir de ce radiateur.

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Vrac de trucs au futur incertain

Sous le drap orange, une vieille machine à coudre qui servira de déco.

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Ancienne cuisine, nouvelle salle de bain

On essaye d’échanger cuisine et salle de bain. Ici la future salle de bain, un challenge pour une si petite pièce, la plus cradote de l’appartement, huilée par des années de cuisine pied-noire.

.sac de plâtre ou d'enduit, je ne sais pas.

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Travaux = musique

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Echelle

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Une pensée aux ouvriers

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